Le Parti de la Banlieue lancé par Abdel-Malik Djermoune



Jeudi 31 Octobre 2013 le nouveau parti de la banlieue lancé à Aubervilliers en Seine-Saint-Denis, s’est fixé pour
objectif de
« défendre le multiculturalisme » et « prendre les problèmes de la banlieue à bras le corps ».

Abdel-Malik Djermoune a expliqué jeudi soir sur BFMTV en évoquant les politiques menées jusqu’alors dans les quartiers défavorisés
« On travaille plus sur le béton que sur l’humain », a-t-il  indiqué.

BFMTV : Pourquoi ce parti de parti de la banlieue . Pourquoi ne pas vous engager avec les partis traditionnels ?

Pour Abdel-Malik Djermoune : « Pourquoi ce parti de parti de la banlieue ? tout simplement pour porter les revendications
des citoyens des quartiers populaires de la banlieue qui effectivement depuis longtemps ont cherché à se faire entendre par ces partis
classiques traditionnels sans se faire écouter » `

Il a ajouté « Je peux vous prendre des exemples, nous sommes encore en octobre 2013, et là encore c’est une date anniversaire par
rapport à octobre 1983. 30 ans aujourd’hui où des citoyens libres, indépendants faisaient une marche pour dire « Nous voulons l’égalité
et contre le racisme ».

« SOS Égalité on nous a créé SOS Racisme-on leur a collé ne main de Fatma et on leur a dit dit « touchez pas à mon Poste » on les a
minoré ceux qui criaient leur citoyenneté.

« les partis traditionnels classiques, qu’est-ce qu’ils font

pour les quartiers populaires ? »

Il y a autre chose, les partis traditionnels classiques, qu’est-ce qu’ils font pour les quartiers populaires ? Des plans banlieues,
on en a vu successivement plusieurs arriver. Avec des grands noms et des tout petits projets. Et souvent travaillant plus sur le béton
que sur l’humain.

Les plans banlieues portés par des gouvernements , lorsque le gouvernement disparaît, la question de la banlieue disparaît, pas le
parti politique qui porte la question.

Et troisième élément monsieur, lorsque nous avons connus il y a à peine 10 ans les émeutes dans les quartiers populaires, ce qu’on a
appelé les émeutes des banlieues, souvenez-vous que même les politiques ne comprenaient pas ce qu’il se passait ».

« Et souvent vous-mêmes journalistes et intellectuels du petit écrans nous disaient « C’est les barbus, d’autres disaient Non c’est les
vendeurs de shit  » .

Il a fallu attendre les renseignements généraux pour qu’ils disent  » non ce sont tout simplement des personnes qui se sentent en gros
discriminées par leur couleur peaux où la consonance de leur noms »

BFM : Vous proposez un programme avec 50 propositions, avec un programme en faveur du multiculturalisme un droit de vote pour
les étrangers qui a d’ailleurs été promis par le président de la république, la légalisation du cannabis.
Vous voulez faire monter le Front National ou quoi ?

Abdel-Malik Djermoune : Pas du tout. Le Front National il existe depuis bien longtemps, il était au second tour de la présidentielle
on n’existait pas. La question est qui fait monter le Front National ? Certainement pas nos on vient de naître aujourd’hui (…). »
a répondu Abdel-Malik Djermoune.