Le Parti de la banlieue en ordre de marche

J. va. |  3 nov. 2014, 07h00

C’est dans la banlieue plutôt cossue d’Issy-les-Moulineaux qu’Abdel-Malik Djermoune (notre photo) a choisi de lancer le manifeste de son nouveau Parti de la banlieue. Créé il y a un an à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis), ce parti constitué « d’habitants des quartiers populaires, de toutes origines, de toutes religions et sans religion » se définit comme l’antithèse du Front national et entend « assécher le terreau du racisme ». Selon lui, un changement profond des mentalités est indispensable et il doit « passer par le discours politique ».

« On a oublié, insistait Abdel-Malik Djermoune en fin de semaine dernière, que ces Français d’origines différentes, sont le fruit de l’histoire de France, ils en font partie. Pourquoi dès lors, il me faut envoyer un CV anonyme, pour que mon nom n’apparaisse pas ? ».
Le Parti de la banlieue rejette le communautarisme et « prône le respect de la religion, dans la limite des droits de l’homme et de l’égalité homme-femme ». Fort de 19 sections, le parti espère s’implanter dans une centaine de villes l’année prochaine, et ainsi pouvoir viser 2017 et les élections .

pdlbParisien