C’est une décision historique pour la diaspora algérienne. Désormais tous les corps des ressortissants à travers le monde seront rapatriés à la charge de l’Etat algérien.

De gauche à droite : Teddy-Michel Maiza, AbdelKebir Matalli, député de la ville d’Oran, Otman Douidi et Abdel-Malik Djermoune -

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Tout a débuté à Aubervilliers. Otman Douidi, Abdel-Malik Djermoune et Teddy-Michel Maiza créaient un comité de binationaux franco-algériens. Fatigués par l’absence de dialogue avec les députés algériens de France, ils ont décidé de s’adresser directement aux personnalités politiques algériennes. Deux ans plus tard, la loi phare de leurs quatre propositions vient d’être adoptée par le gouvernement algérien. Un soulagement pour tous les Algériens de l’étranger, « quand cette douleur frappe et qu’on n’a pas d’argent, on est le plus démuni des hommes. Je suis très content qu’on ait pu résoudre ce problème » se félicite Abdel-Malik Djermoune.   La diaspora a été écoutée Abdel Kebir Matalli, député de la ville d’Oran, fut l’un des principaux artisans de cette réussite. Il a multiplié les allers-retours entre la France et l’Algérie pour appuyer la proposition. Le secrétaire général du FLN, M. Amar Saâdani a reçu la délégation des binationaux et « s’est engagé à faire passer cette loi ». « On le remercie ainsi que le président Abdelaziz Bouteflika qui l’a noté dans son programme et a tenu son engagement » souligne Otman Douidi.

Très émus par la portée de l’évènement, seuls la Tunisie et les Etats-Unis l’avaient fait auparavant, les membres de la délégation soulignent « l’historique de la décision. C’est la première fois qu’un groupe de la diaspora a pu faire remonter une proposition de loi que le gouvernement algérien a pris en compte, c’est un phénomène de démocratie qui va de la France vers l’Algérie, c’est un fait unique » s’enthousiasme Abdel Kebir Matalli, « on a écouté la parole du peuple et pas n’importe lequel, la diaspora ».

Jonathan Ardines -